“ La clientèle Gay a besoin d’un produit qui lui correspond”

Aurélien Gautier, responsable marketing du site Internet Abritel, et Laurence Pinet, responsable de la communication, confirment que la segmentation de l’offre et le développement d’évènements Gay sont favorable au tourisme gay dans la région.

Aurélien Gautier, vous êtes responsable marketing d’Abritel. Pouvez-vous nous présenter votre site Internet ?
A. G : Nous sommes le numéro un français des locations de vacances entre particuliers. Nous regroupons plus de 35000 annonces de locations en Europe et en France avec des biens comme des villas, des appartements, des gîtes ou des chalets. L’offre est riche et en constant développement avec plus 13% de séjours passés en location entre 2005 et 2006. Notre ligne directrice est d’offrir un maximum de choix, de proposer une sélection d’annonces en fonction de la demande des vacanciers et de l’air du temps. Nous réalisons dans un deuxième temps, une segmentation en mettant en avant des photos ou des locations insolites comme des cabanes perchées. Nous donnons des idées de vacances à consommer tout en étant à l’écoute des problèmes entre le propriétaire et le locataire. Les différends dus à la discrimination n’interviennent quasiment jamais. La location de vacances est un séjour intime, respectueux de la vie privée.

Laurence Pinet, attachez-vous de l’importance à l’esthétique des lieux que vous choisissez et que vous proposez à vos clients ? Comptez-vous sur la clientèle gay ?
L. P : Nous précisons que nous ne sommes pas un label. Notre rôle est la diffusion d’annonces. Nous mettons effectivement en avant certaines annonces au travers d’un travail de communication mais nous faisons la place à tout type de clientèle. Même s’il peut arriver dans le futur que nous nous concentrons particulièrement sur l’un d’entre elles.

Pensez-vous que la valorisation de certains évènements comme la Gay Pride peut favoriser le développement des locations de vacances dans notre région ?
A. G : Nous travaillons beaucoup sur ce thème et nous nous sommes aperçus que nous avons des retombées dans ce domaine. Nous avons crée des rubriques « évènements » et « idées vacances » avec succès. Nous avons recensé dernièrement le Festival International du Film Fantastique à Paris ou les vitrines de Noël à Paris et très bientôt la Gay Pride. Les propriétaires se rendent compte que louer à partir d’un évènement peut-être intéressant comme nous l’avons vu pour la coupe du monde de rugby. La multiplication des évènements dans une ville est de toute évidence bénéfique au tourisme et au secteur qui nous concerne, la location de vacances.

Que pensez-vous du travail réalisé par l’association Gay-Provence au travers son guide et son magazine notamment ?
A. G : Nous sommes rentrés dans une aire où il faut segmenter l’offre à la clientèle. Les actions engagées pour amener à cette clientèle un produit qui lui correspond est positif. Tout le buz crée autour de la Gay Pride, dans les plus grandes capitales européennes, revient tous les ans dans les médias. Les produits touristiques et culturels vont suivre. C’est le marché qui veut çà. Nous le faisons avec nos locations en proposant des séjours thématiques. Quand il y a des bonnes idées au niveau national, elles se répercutent au niveau régional et les associations comme Gay-Provence réalisent un travail important.

Propos recueillis par Grégory MARTIN-AUDE

Le Panier, ancien quartier très populaire et historique de Marseille, s’est vu rénover ces dernières années et reçoit aujourd’hui la visite de nombreux touristes. Les ateliers de création se sont emparés des vitrines. C’est là que Serge Moutarlier, céramiste atypique, s’est installé.

Comment en êtes-vous venu à la céramique ?

Je suis né en 1972 à Besançon. J’intègre l’école de Céramique de Provence à Aubagne en 1996 pour une formation continue dans le cadre d’une reconversion( C.I.F). J’obtiens un C.A.P de décoration Céramique. J’ai travaillé pendant 7 ans en collaboration dans un atelier de Céramique à Marseille. Je me suis installé en tant qu’Artisan en janvier 2004, dans mon atelier au Panier, à Marseille.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je puise principalement mon inspiration dans les cultures du bassin méditerranéen, qui font partie de l’histoire marseillaise. Mes origines personnelles (Grand  père Berbère) sont elles-mêmes sources de recherches, d’enrichissement et d’échanges. .

Quelle matière et quelles techniques employez-vous ?

Ma matière première est la faïence rouge. Celle-ci est travaillée à la plaque (croûte), modelée, estampée et engobée. Les décors sont incisés dans la terre (technique ancienne du sgrafitto, utilisée sur le pourtour méditerranéen), avant une première cuisson de «biscuit» à 1050°.
Les pièces sont ensuite émaillées d’une couverte tranparente et colorée, puis recuites à 980° pour leur donner une couleur intense et brillante.

Quelles sont vos principales réalisations ?

Je réalise différents types d’objets décoratifs : figurines, miroirs, objets d’art… D’une hauteur d’ environ 30 cm, les personnages sont principalement inspirés des contes orientaux. Modelés à partir de plaques de terre, leurs décors sont incisés dans l’argile crue (Sgrafitto) et leurs couleurs éclatantes sont réalisées avec des émaux transparents et colorés. Les miroirs sont réalisés avec des carreaux décorés, des pièces de zellig ou avec des cassons de mosaïque. Ils peuvent également être réalisés sur-mesure à la commande. Les objets d’art sont des pièces uniques entièrement réalisées à la main. Les objets déco sont des petites séries de pièces décoratives et/ou utilitaires. Leurs décors et leurs couleurs déclinent des motifs fétiches comme les poissons, le chat, les thèmes astraux, la Tarente provençale…

Où peut-on voir vos oeuvres ?

Mon atelier est situé au coeur du Panier, le quartier historique de Marseille, à proximité de la Vieille-Charité, sur le fil rouge (parcours touristique organisé par l’office du Tourisme de Marseille). Ce quartier, au fil du temps, s’est spécialisé dans les métiers d’art, et notamment la céramique. On y trouve aujourd’hui plus d’une dizaine d’ateliers-boutiques affichant des styles variés et originaux.


Serge Moutarlier

7, rue du Petit Puits
13002 Marseille
04.91.90.68.32
www.sergemoutarlier.com

"20 ans déjà" de Emanuel de Castro
Editions Velours

Emanuel de Castro, jeune auteur vient de publier son autobiographie "20 ans déjà". Il y raconte sa lutte contre le Sida et les cancers :

"Comment décrire dans un ouvrage toutes les joies, les peines, les souffrances, les douleurs d’un homme qui lutte, depuis plus de 20 ans, contre la mort ?
J’ai souvent failli y laisser ma peau puis, rassemblant tout mon courage, j’ai essayé de reprendre le dessus en puisant l’énergie dans l’amour de mes proches. Malgré les traumatismes subis à cause de la lâcheté, la méchanceté, l’abandon, la séparation et toute la rancœur accumulée lors de mes souffrances, jamais ma volonté de vivre n’a faibli.
Je veux continuer la lutte pour prouver qu’avec l’espoir, la foi et le courage il est possible de combattre ces terribles maladies que sont le SIDA et le Cancer.
Grâce à ma détermination, j’ai survécu pour pouvoir partager avec vous les moments douloureux et heureux de mon existence."

Commandes et infos sur le site des éditions velours

 

 

"Allons y gaiement…" de Corinne Mathieu
Editions Manzuri

Traquée par la passion dévastatrice de La Grande Jojo, Léa décide de s’éxiler à Rome jusqu’à la fin du siècle. Alors qu’elle pense conjuguer overdose culturelle et abstinence sexuelle, La Ville Eternelle lui réserve quelques surprises…

Corinne Mathieu nous avait offert dans "La vie est gay" les mémoires palpitantes d’Adrienne, comédie française, elle nous propose aujourd’hui les mémoires irrésistibles de Léa, comédie italienne…

commandes et infos sur www.manzuri.fr

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Bordel apostolique, 1790
Notes et présentation Patrick Cardon

Les Enfans de Sodome [1790] avait parodié à la manière sodomite les débats révolutionnaires. Dans leurs comités, on d(ébat) entre bougres, tribades et putains pour déposer des motions. Publié à la fin de la même année, le Bordel apostolique s’attache plus précisément aux nouveaux ecclésiastiques dont les biens viennent d’être confisqués par l’Assemblée nationale. Ils n’ont plus les moyens d’entretenir leurs maîtresses et requièrent du Saint-Père un bref qui leur permettrait de se satisfaire entre eux. Le pape y consent à condition d’en avoir la meilleure part, mais bientôt l’abbé Maury rétablit l’ordre « naturel ». Le 10 juillet 1790, le pape faisait savoir au roi qu’il désapprouvait la constitution civile du clergé. Son bref, attendu par le roi et le clergé ne sera officialisé qu’en mars 1791. L’auteur de ce pamphlet désamorce la tension en en publiant un bref à sa manière. Le Bordel est une vraie boîte de Pandore d’où fusent toute une série de joyaux sémantiques quant aux nouveaux ordres (sexuels) du temps. Il fera la joie des nouveaux chercheurs en queer studies mais aussi des simples amateurs de « bonnes choses ».

Format : 15 x 21 cm. ISBN 2-908050-66-8. ISSN 0998-4372 82 pp. 10 €.

Patrick Cardon a également publié ici Les Enfans de Sodome à l’Assemblée Nationale [1790] (14 €)

 Poésie homosexuelle en jobelin, de Charles d’Orléans à Rabelais
Anthologie bilingue de Thierry Martin

La confirmation d’une présence importante de l’homosexualité dans l’œuvre de Villon avait ouvert des perspectives prometteuses. Thierry Martin applique ici la même grille de lecture à d’autres virtuoses du double sens, comme Charles d’Orléans ou Marot. Et bien sûr Rabelais : en effet, pourquoi ne s’est-on jamais risqué à traduire des textes aussi capitaux que les énigmes de Gargantua et les plaidoyers fatrasiques de Pantagruel ? A-t-on craint la décoction d’un clystère, la matière fécale, la poche culière, la fressure boudinale dans les bourses des usuriers, les trous de taupe ? En fait de trous, nos chastes commentateurs n’étaient pas au bout de leurs surprises : Leur propos fut du trou de saint Patrice, De Gilbathar, et de mille autres trous : Si on les pourrait réduire à cicatrice Par tel moyen que plus n’eussent la toux, Vu qu’il semblait impertinent à tous [De] les voir ainsi à chaque vent bâiller… On ne sera pas étonné de voir revivifier ici des textes que nous avons tous visités à l’école sous l’œil vigilant de la République. Celui de Thierry Martin, éclairé par une utilisation de la langue (ancienne pour le décodage, contemporaine pour la traduction) nous délivre enfin la poésie de Charles d’Orléans à Rabelais de sa gangue hétérocentrée. Dans cette édition bilingue, T. Martin illustre avec bonheur la formule de Rabelais : « On ne fait que bander aux reins et souffler au cul ! »

 ISBN 2-908050-63-3. ISSN 0998-4372 Prix 14 € Format : 15 x 21 cm. 178 pp.

Thierry Martin a également publié ici Trois Essais sur la sexualité médiévale ; Les épigrammes pédérastiques de Martial et les poésies homosexuelles de Villon

Les éditions QuestionDeGenre/GKC  sont publiées par l’asbl

Patrick Cardon/GayKitschCamp
Association pour une médiathèque LGBTQI
5 rue Pavillon n° 6
34000 Montpellier France
Tel/fax 0467658562
Port. : 0603554566
 www.GayKitschCamp.com