Le printemps est une saison qui ira, j’espère, beaucoup mieux au teint du festival Désir… Désirs qui poursuit pour la seizième année ses tentatives de séductions.

Le thème de cette édition n’en est pas moins risqué… Qui n’associe pas, à la communauté homosexuelle un certain nombre d’images kitsch, où des jeunes demi-dieux à peine vêtus d’un slip et d’un javelot, se contemplent dans le miroir de leur chambre rose et nacrée ? Le cinéma en particulier a véhiculé toute une série de clichés plus ou moins convenus sur le narcissisme de ceux qui ont revendiqué haut et fort leurs goûts et leurs fantasmes. Cette esthétique, qui passe par les photos de Pierre et Gilles, La Cage aux folles, quelques films de Pedro Almodovar, a une histoire qui commence par Pink Narcissus en 1971. Ce film, dont la modernité ne peut être réduite à son aspect kitsch, resta longtemps anonyme. Son univers a profondément marqué ce genre et demeure le témoignage chamarré de la prise de possession par les homosexuels de leur propre image et de leur propre désir.
Notre programmation se devait donc de dépasser ces stéréotypes de l’éros gay primitif, l’amour de soi, n’étant évidemment pas une exclusivité de la communauté LGBT.

+ infos :
contact@desirdesirs.com
www.desirdesirs.com

Bande annonce